Jeudi 16 avril 2009 4 16 /04 /Avr /2009 15:53

bonjour et bienvenus dans un blog en pleine construction

 

merci de votre patience

 

larouge

 

il faut que je vous dise qu'arrivée à la cinquantième catégorie je me suis aperçue que je n'avais pas le droit d'en avoir plus. alors maintenant tout ce que je publie apparait sous la categorie ecrivains argentins.

 

merci encore pour votre patience.

c'est long mais j'y arriverais !!

 

larouge

Par larouge - Publié dans : à la bonne heure ! - Communauté : litteratures
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 17 avril 2009 5 17 /04 /Avr /2009 12:30
nous voilà presque prets à commencer
Par larouge - Publié dans : à la bonne heure ! - Communauté : litteratures
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 17 avril 2009 5 17 /04 /Avr /2009 16:44


Le pays est situé dans l'hémisphère sud: ses saisons sont donc inversées par rapport à celles des pays de l'hémisphère nord. Janvier et février sont les mois les plus chauds, et juillet et août les mois les plus froids. Les températures varient beaucoup d'une extrémité de l'Argentine à l'autre. 

Le nord a un climat très humide l'été, d'où la végétation subtropicale qui couvre la majeure partie de la Mésopotamie, région du nord-est du pays. La plaine du Gran Chaco est souvent inondée sur de vastes étendues.

La plaine centrale, la Pampa, est une région de prairies et de lacs; très fertile, elle est propice à l'agriculture. La Patagonie, au sud, est une zone de hauts plateaux atteignant parfois jusqu'à 1500 m d'altitude, balayés par les vents et entaillés par de profonds canyons. À l'extrême sud, la Patagonie se prolonge dans la Terre de Feu (Tierra del Fuego), archipel séparé du continent par le détroit de Magellan. Ushuaia, en Terre de Feu, est la ville la plus australe du monde.

À l'ouest, la Cordillère des Andes traverse le pays sur toute sa longueur. La partie nord des Andes est quasi désertique. Les régions andines les plus au sud sont les plus humides; on y trouve de nombreux lacs et des glaciers. Le mont Tronador (tronador signifie « tonnerre ») tient son nom du craquement des glaciers qui fondent et cassent sous le soleil d'été.

Survol de la vie économique

L'Argentine est pendant longtemps restée un pays agricole. Les fermiers cultivaient du blé dans la Pampa et s'occupaient de grands élevages de bovins et de moutons. Aujourd'hui, seulement 10 % de la population active travaille dans le secteur agricole. La plupart des Argentins travaillent dans le secteur tertiaire, l'industrie du gaz et du
pétrole, les mines, les chantiers navals, la construction automobile, l'industrie alimentaire et l'industrie du tabac.

Les Argentins très riches, surtout les membres de la classe politique et les propriétaires et les cadres supérieurs des grandes compagnies, vivent dans le plus grand luxe. Les plus démunis habitent quant à eux dans les villas miserias (bidonvilles) et n'ont que des emplois de misère, tel cireur de souliers ou vendeur ambulant. Entre ces deux extrêmes, se trouvent les salariés du secteur agricole et des usines, les employés de bureaux, et le personnel scolaire et médical. Les syndicats, autrefois très actifs et bien organisés, ont perdu de leur puissance.

Dans les petites villes, bureaux et commerces ferment pendant deux ou trois heures à midi; c'est le moment le plus chaud de la journée et les gens en profitent pour faire la sieste. Les commerces restent toutefois ouverts assez tard, souvent jusqu'à 21 h.

Le développement économique rapide que connaît le pays depuis la fin du XIXe siècle a entraîné une participation accrue des femmes dans le monde du travail. Celles-ci forment maintenant 40 % de la population active, et dans 33 % des foyers argentins, le revenu principal est celui de la femme. L'Argentine a été l'un des premiers pays d'Amérique latine à légiférer sur les conditions de travail des femmes et des enfants : c'est le Parti socialiste qui adopta la loi en 1907.

Suite aux difficultés économiques des années 1980 et 1990, de nombreux Argentins se sont vus obligés de prendre deux ou trois emplois pour pouvoir subvenir aux besoins de leur famille. La politique gouvernementale des années 1990 a permis d'estomper certains effets de la crise économique, mais le taux de chômage dépasse toujours 13 %.

Langues parlées

La langue officielle de l'Argentine est l'espagnol. Mais l'espagnol argentin est très différent de celui que l'on parle en Espagne: à l'oreille il ressemble presque plus à l'italien qu'à l'espagnol. On parle plusieurs autres langues en Argentine, notamment l'italien, l'allemand, l'anglais et le français. Le tehuelche, le guarani et le quechua sont les principales langues autochtones encore parlées aujourd'hui en Argentine.

Vous pourrez peut-être distinguer les Argentins des autres Sud-Américains par leur fréquente utilisation de l'interjection che, mot qui vient de la langue autochtone mapuche, et signifie «homme». Un Argentin dira par exemple Che, veni («Eh, viens ici, toi»). L'Argentine est connue dans toute l'Amérique latine comme le pays du che.

Tous les Argentins parlent au moins quelques mots de lunfardo, ce type d'argot originire des bidonvilles de Buenos Aires de la fin du xixe siècle. Le lunfardo comprend des éléments espagnols, italiens, portugais et d'autres langues. L'une des particularités du lunfardo est d'inverser l'ordre des syllabes d'un mot: ainsi, en lunfardo, tango devient gotan.


Religions et croyances

Autrefois, en Argentine, la religion
catholique jouait un rôle très important dans la politique et le droit. Avant que la Constitution ne soit modifiée en 1994, les deux plus hauts dirigeants du pays devaient absolument être catholiques. Aujourd'hui, même si, officiellement, 90 % des Argentins sont catholiques, moins de 20 % vont régulièrement à l'église. La plupart y vont uniquement pour les cérémonies de mariages, les funérailles ou les jours de fêtes.

Chaque année, de nombreux Argentins se rendent à l'un des nombreux lieux de
pèlerinage du pays. Le lieu saint le plus visité est Luján, à 65 km à l'ouest de Buenos Aires. Des milliers de personnes font le trajet de Buenos Aires à Luján à pied pour y honorer la sainte patronne de l'Argentine, la Vierge de Luján. On raconte qu'en 1620, la charrette que l'on utilisait pour transporter une statue de la Vierge de ville en ville, s'embourba à Luján et ne put être bougée. Les habitants auraient alors construit une chapelle pour protéger la statue, à l'emplacement même où, aujourd'hui, se dresse la grande basilique de Luján.

La plupart des provinces et des villes de l'Argentine ont un saint patron qu'elles honorent tous les ans. Le 15 septembre, dans la province de Salta, au nord du pays, se tient un pèlerinage en l'honneur de Notre Seigneur des miracles. La population croit être protégée des dangers par une statue de
Jésus-Christ qui, rejetée par la mer en 1592, fut alors portée à l'intérieur des terres dans la ville de Salta. Ce jour là, les gens défilent en procession dans les rues en portant la statue et en chantant des hymnes. Itatí, sur la rivière Parana, estun autre lieu de pèlerinage important: le 16 juillet, la population vient y honorer la Vierge d'Itatí, dont la statue a été sculptée par un artiste guarani.

Si la Constitution désigne le catholicisme comme religion officielle du gouvernement fédéral, elle garantit aussi la liberté de culte pour tous. Il y a d'importantes communautés juives et musulmanes en Argentine, ainsi que des Protestants et des Orthodoxes russes, grecs et syriens.
Certains peuples autochtones se sont convertis au catholicisme, d'autres ont conservé leurs croyances traditionnelles. De nombreux Collas des provinces de Salta et de Jujuy, dans le nord-ouest du pays, assistent aux cérémonies catholiques tout en préservant leur culte traditionnel. Chaque année, dans la province de Catamarca, a lieu un festival en l'honneur de Pachamama,
la mère Terre.


Situation de la santé

Le système de santé public argentin permet à environ 18 millions de personnes de bénéficier d'une couverture médicale par l'intermédiaire de leur syndicat, et de se faire soigner dans des cliniques appelées obras sociales. Près de 4 millions de personnes des classes moyenne et supérieure préfèrent se tourner vers des régimes privés d'assurances. Certaines des grandes compagnies d'
assurance-maladie possèdent des hôpitaux.

Environ 12 millions d'Argentins, soit le tiers de la population, n'ont aucune assurance-maladie; près de la moitié d'entre eux sont des enfants. Ils peuvent se faire soigner dans les
hôpitaux publics, mais si ces derniers sont équipés pour traiter les urgences, ils n'ont pas toujours l'équipement et les ressources nécessaires pour les autres traitements. Les compressions budgétaires gouvernementales en matière de santé ont ainsi privé de nombreuses personnes démunies des soins médicaux dont elles auraient besoin.

Dans la plupart des régions, les habitants ont l'
eau potable et vivent dans de bonnes conditions sanitaires. Mais les Argentins des villas miserias et des régions pauvres de l'intérieur du pays, surtout dans le nord, vivent dans des conditions sanitaires très précaires et n'ont souvent aucun accès aux soins médicaux; la plupart des maisons n'ont ni eau courante, ni tout-à-l'égout, ni électricité. Le choléra et la tuberculose ont refait leur apparition dans certaines régions et les maladies associées au sida se propagent de plus en plus.


Le monde de l'éducation

La société argentine accorde beaucoup d'importance à l'éducation. C'est le Conseil national de l'Éducation qui établit le programme que devront suivre toutes les écoles du pays. On estime en effet qu'un tel système encourage l'unité nationale.

En Argentine, l'école est obligatoire de six à quatorze ans; la maternelle est facultative pour les enfants de quatre ou cinq ans. Les écoles primaires publiques sont gratuites, mais il n'y a pas de transports scolaires et les élèves doivent acheter leurs livres et leur uniforme, genre de blouse blanche de laboratoire. Les écoles privées, souvent parrainées par les églises ou d'autres institutions, sont payantes. Des programmes d'éducation spécialisée sont aussi offerts aux enfants ayant des problèmes d'apprentissage.

À leur arrivée à l'école, les enfants hissent le drapeau et chantent l'
hymne national. Certains vont à l'école le matin, de 8 h à 12 h, les autres l'après-midi, de 12 h à 17 h. Les élèves ont droit à trois récréations de 10 minutes chacune. Dans les zones rurales, les élèves se rendent parfois à l'école à cheval. Certaines grandes estancias ont une salle de classe pour les enfants vivant sur le domaine.

Pour entrer à l'
université, il faut faire cinq ans de secondaire et passer le bachillerato (baccalauréat). Là aussi ils peuvent assister aux cours de 8h à 12h, de 12h à 17h et de 18h à 23h. Ceux qui envisagent de travailler dans le commerce, l'agriculture, la mode ou la mécanique iront plutôt dans des écoles de commerce ou des lycées d'enseignement professionnel. Les futurs enseignants s'inscrivent à l'escuela normal (école normale). 
 
Les personnes de 20 ans et plus qui ont dû abandonner l'école au secondaire pour travailler à plein temps et aider leur famille peuvent revenir finir leurs études. Il existe aussi des cours du soir pour les personnes qui travaillent pendant la journée.

Il y a environ 50 universités en Argentine. Environ la moitié sont publiques et gratuites, les autres sont privées (catholiques ou autres) et payantes. L'
Université de Buenos Aires est la plus grande d'Amérique du Sud avec 140 000 étudiants. L'université de Córdoba, fondée par les Espagnols en 1613, est la plus vieille du pays.


Arts et littérature

C'est à Buenos Aires qu'est né le tango, danse complexe exécutée sur un air rythmé, souvent très émouvant. Considéré aujourd'hui comme une danse raffinée et élégante, le tango est né dans les taudis dans les années 1880, les plus démunis ayant trouvé dans le tango un moyen d'exprimer leurs frustrations quotidiennes. Dans les années 1920-1930, le tango fit son entrée sur la scène internationale, notamment grâce au chanteur Carlos Gardel. La musique de tango est jouée par des orchestres constitués d'un bandonéon (genre d'
accordéon), d'un violon et d'une guitare. Des musiciens comme Astor Piazzola ont su renouveler le tango et le remettre à la mode en y introduisant des éléments de jazz.

A l'extérieur de Buenos Aires, on danse aussi la zamba et l'escondido, la danse des gauchos, qui s'exécute sur une musique évoquant le galop des chevaux. La musique traditionnelle argentine reste très vivante, grâce aux musiciens comme Atahualpa Yupanqui, Mercedes Sosa et Ramona Galarza. L'opéra connaît également une certaine popularité auprès des Argentins. Les opéras Bomarza et Don Rodrigo, du compositeur argentin Alberto Ginastera, ont été joués dans le monde entier. L'opéra de Buenos Aires, le Teatro Colón, est l'un des plus beaux bâtiments de la ville.

L'Argentine a une industrie cinématographique florissante. L'un des films argentins les plus connus est L'Histoire officielle, de Luis Puenzo, qui a remporté l'oscar du meilleur film étranger en 1986.

La sculpture et la peinture argentines du xixe siècle étaient influencées par les mouvements européens. Mais au XXe siècle ont émergé des styles typiquement argentins. Dans les années 1970 est apparu un groupe de jeunes artistes - "Les peintres nouvelle image" - dont les tableaux représentent des objets de la vie quotidienne placés dans des contextes inhabituels, ce qui oblige le public à imaginer une histoire qui justifierait ce qu'il a sous les yeux.

Parmi les grands écrivains argentins, on citera
Jorge Luis Borges (1899-1986), auteur de recueils de nouvelles qui mêlent fantastique, mythologie et symbolisme, dont Fictions et Labyrinthes; Julio Cortázar (1914-1984), romancier et nouvelliste dont la nouvelle Las Babas del diablo (La Bave du diable) a servi de base au film d'Antonioni Blow-Up; Ernesto Sábatao (1911-), romancier et essayiste dont le plus célèbre roman est Sobre heroes y tumbas (Héros et Tombes); et Manuel Puig (1932-1990), l'auteur de El beso de la Mujer Araña (Le Baiser de la femme araignée), roman porté avec succès à l'écran et à la scène."

©
http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Argentine
Par larouge - Publié dans : ARGENTINA - Communauté : litteratures
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 17 avril 2009 5 17 /04 /Avr /2009 16:54
très nombreux sont les écrivains argentins, mais seul quelques uns sont vraiment connus. je vais essayer de'établir une liste qui reunisse tous ces écrivains, notamment:

Cesar Aira - Laura Alcoba - Eugenia Almeida - Guillermo Almeyra - - Federico Andahazi - - Javier Argüello - Roberto Arlt - Jorge Asis - Gabriel Bañez - Silvia Baron Supervielle - - Eduardo Belgrano Rawson - Carmen Bernard - Eduardo Berti - Hector Bianciotti - - Adolfo Bioy Casares - Marcelo Birmajer - José BiancoVicente BattistaRaul ArgemiSantiago AmigorenaSergio Bizzio - Isidoro Blaisten - Silvia Bleichmar - Liliana Bodoc Angel Bonomini  - Jorge Luis Borges - Gustavo Bossert  - - Antonio Elio BrailovskyLeopoldo Brizuela  - Jorge Bucay - Esteban Buch - H. Bustos Domecq - Arnaldo Calveyra - Cristina Castello - Ernesto Castro - Marcelo Cohen - Haroldo Conti - Copi - Julio Cortazar - Humberto Constantini - Roberto Cossa - Edgardo Cosarinsky - Antonio Dal Masetto - Juan Damonte - Estanislao del Campo - Marco Denevi - Pablo De Santis - Antonio Di Benedetto - Rolo Diez - Carlos Maria Dominguez Alicia Dujovne Ortiz - Maria Fasce - José Pablo Feinman - Macedonio Fernandez - Baldomero Fernandez Moreno - Marcelo Figueras - Fogwill - Rodrigo Fresan - Griselda Gambaro - Alberto Granado - Juan Gasparini - Juan Gelman - Alberto Gerchunoff Mempo Giardinelli - Jorge Goldenberg - Gerardo Mario Goloboff - Ernesto Guevara - Ricardi Güiraldes - Susana Guzner - Willliam Henry Hudson - Marcela Iacub - Sylvia Iparraguirre - Roberto Juarroz - Felix Kaufman - Pablo Krantz Vlady Kociancich - Martin Kohan -  Kado Kostzer Osvaldo Lamborghini - Enrique Larreta - Vivian Lofiego - Leopoldo Lugones - Maïtena - Eduardo Mallea - Alberto Manguel - Pedro Mairal - Gregorio Manzur - Leopoldo Marechal - Guillermo Martinez - Tomas Eloy Martinez - Juan Martini - Daniel Mayer - Enrique Medina - Tununa Mercado - Eduardo Mignogna - Daniel Moyano - Manuel Mujica Laïnez Jose Muñoz Matin Murphy - Raul Nuñez  - Silvina Ocampo - Elsa Osorio - Alan Pauls - Eduardo Pavlovsky - Ricardo Piglia - Alejandra Pizarnik - Nestor Ponce - Abel Posse - Juan Octavio Prenz Manuel Puig - Quino - Horacio Quiroga - Pablo Ramos - Emilio Rodrigue Ernesto Sabato - Juan José Saer - Horacio Salas - Carlos Sampayo - Nestor Sanchez - Juan Sarturian - Sergio Sinay Osvaldo Soriano - Alfonsina Storni - Ricardo Sued - Alejandro Tantanian - Hector Tizon - Noemi Ulla Pablo Urbanyi - Horacio Verbitsky - Laura Wittner  - Atahualpa Yupanqui - Saúl Yurkievich - Nardo Zalko,
et tous ceux qui pourraient manquer dans cette liste qui, bien entendu, ne demande qu'à s'enrichir

Par larouge - Publié dans : ecrivains argentins - Communauté : litteratures
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 18 avril 2009 6 18 /04 /Avr /2009 11:55
La guerre des gymnases   
de César Aira (Auteur)   
 
 
 
 

 
 
 
Poche: 150 pages  
Editeur : Actes Sud (6 février 2008)
Collection : Babel  

 
 
 
«Ferdie Calvino, jeune premier d'une série télévisée pour adolescents, décide un jour de s'inscrire dans un gymnase de Buenos Aires. Comme il l'explique à la réceptionniste, il souhaite perfectionner son corps de façon à provoquer «la peur chez les hommes et le désir chez les femmes». A peine a-t-il formulé cette phrase qu'elle résonne étrangement à ses oreilles. Les mots se sont échappés, incontrôlables, chargés d'un sens qui lui échappe. Le jeune homme gagne néanmoins la salle d'entraînement et commence à pédaler sur une bicyclette fixe. Soudain, les vitres de la pièce explosent et deux Orientaux vêtus de Nylon noir surgissent en poussant des cris aigus. Hébété, Ferdie comprend qu'il vient d'être le témoin d'un épisode de la guerre des gymnases qui embrase depuis quelque temps le quartier et dont il va devenir, bien malgré lui, l'un des enjeux essentiels.» (Alexie Lorca, Lire, avril 2000.) Quand le jeune et beau Ferdie, acteur-vedette d’une série télévisée pour adolescents, va s’inscrire dans un gymnase du quartier de Flores, à Buenos Aires, il espère obtenir un corps qui provoquera “la peur chez les hommes et le désir chez les femmes”. Ce qu’il ignore, c’est que le gymnase Chin Fu, qu’il fréquente assidûment, est engagé dans une guerre sans merci contre le gymnase Hokkama, et que les épisodes spectaculaires de ce conflit vont remettre en cause l’idée qu’il se faisait du sport, des femmes, de la virilité et de l’identité sexuelle… L’enjeu de la guerre pourrait être son pucelage, le sort de l’Argentine tout entière ou bien celui de son cerveau malmené. A la fois hilarant et inquiétant, jubilatoire et crépusculaire, La Guerre des gymnases est un roman d’apprentissage en forme de cauchemar échevelé qui rend un hommage délirant à l’art du récit et affirme l’existence de mondes parallèles et imaginaires. Né en 1949 dans la province de Buenos Aires, César Aira compte parmi les plus grands écrivains latino-américains contemporains. Romancier, nouvelliste, dramaturge, essayiste, il est l’auteur de nombreux livres dont, dans la collection Babel, Les Larmes (n° 809).

Par larouge - Publié dans : A - B - Communauté : litteratures
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 18 avril 2009 6 18 /04 /Avr /2009 12:05
Le magicien  
de César Aira (Auteur), Michel Lafon (Traduction)  
 
 
 
 
 
 
Broché: 149 pages
Editeur : Christian Bourgois Editeur (5 octobre 2006)
Collection : LITT. ETR.  
 
 
 

Un magicien argentin, Hans Chans, jouit d'un rare privilège : il possède des pouvoirs réellement surnaturels. Il décide de profiter d'un congrès d'illusionnistes organisé à Panama pour être enfin reconnu comme le meilleur magicien du monde. Mais pour qui peut tout, la vie n'est pas si simple, et pas seulement sur scène. Comment savoir, à chaque rencontre, à chaque conversation, à chaque découverte, ce qui appartient à la réalité et ce qui relève d'une magie parfois incontrôlée? Quelle part de sa vie insatisfaisante livrer au hasard et quelle part tenter de corriger, d'améliorer ? Comment, par exemple, se protéger du harcèlement de son guide, tromper l'ennui d'une chambre d'hôtel ou mettre enfin la main sur l'introuvable programme du congrès ? César Aira est l'écrivain argentin le plus novateur de ces quinze dernières années. Il a publié à ce jour plus de soixante ouvrages : romans, mais aussi nouvelles, essais et pièces de théâtre, sans oublier un dictionnaire monumental et égotiste, consacré aux auteurs de son continent. Le Magicien, métaphore jubilatoire d'une fantaisie créatrice, est sans équivalent dans la littérature latino-américaine d'aujourd'hui.
Par larouge - Publié dans : A - B - Communauté : litteratures
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 18 avril 2009 6 18 /04 /Avr /2009 12:10
à propos de le prospectus:
Le prospectus

César Aira
Christian Bourgois
El volante, traduit de l'espagnol (Argentine) par Michel Lafon.
132 pages.
Prix : 15 €
Deux expériences de César Aira

par Delphine Peras
Lire, décembre 2006 / janvier 2007


 Une histoire à tiroirs et les aventures d'un magicien où culmine l'humour irrésistible de l'auteur argentin.

Voilà le genre de «prospectus» que l'on rêve de trouver dans sa boîte aux lettres: celui que Norma Traversini, «Professeur d'Art Scénique, diplômée du Conservatoire National d'Art Dramatique, professeur d'Expression Corporelle, de Dessin, de Gymnastique, de Danse Jazz et de Contrôle Mental, et actrice amateur», adresse aux habitants de son quartier de Flores pour les informer de l'ouverture de son «propre espace d'enseignement», l'atelier Lady Barbie d'Expression Dramatique. En voulant expliquer à ses voisins comment elle se propose de les aider à devenir acteur ou actrice pour améliorer leur «niveau de sincérité», Norma s'empêtre dans son paradoxe. Pour s'en sortir, elle raconte l'histoire d'un roman qu'elle vient de lire, les aventures extraordinaires de lady Barbie Windson dans l'Inde des colonies, à la fin du XIXe siècle, où son père sir Horace exploite une plantation de thé.

Ah, l'exquise ambiance de Windson Manor et de sa faune distinguée: un vieux colonel, un dandy oisif «très anglais» et sa comtesse de mère, une grosse Indienne nerveuse, un trio de jeunes écrivains extravagants, un prix littéraire qui semble l'être encore plus. L'action n'est pas en reste: prise d'otage, règlement de comptes entre gentlemen, Thugs étrangleurs, fantastique chevauchée d'éléphants...

Le récit s'emballe, enfle, dévie. Le post-scriptum du départ n'en est plus un. La feuille volante (d'où le titre original, El volante) est devenue un volume; le prospectus, un roman de César Aira. Cet écrivain argentin né en 1949, établi à Buenos Aires depuis 1967, excelle dans l'expérimentation littéraire. Mais rien d'abscons chez lui. Le lecteur est toujours convié avec générosité, avec un humour irrésistible. Chacun des livres d'Aira confirme son intelligence et son espièglerie, que l'on retrouve d'ailleurs dans Le magicien qui paraît simultanément, l'histoire d'un Argentin doté de pouvoirs réellement surnaturels et qui cherche à les utiliser au mieux dans sa vie.

Sensiblement autobiographique - on s'en rend compte à la fin -, ce roman est le dernier volet de la trilogie panaméenne que César Aira avait commencée avec Varamo en 1999 et poursuivie avec La princesse Printemps en 2000 - parus en français en 2005. Le prospectus est antérieur, il date de 1992, mais il dit déjà le génie de ce romancier qui taquine si bien la littérature.

source: www.lire.fr

Par larouge - Publié dans : A - B - Communauté : litteratures
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 18 avril 2009 6 18 /04 /Avr /2009 12:12
premieres lignes:
Chers habitants de notre beau quartier de Flores, Si je m'adresse à vous par le biais d'un sympa­thique prospectus glissé sous votre porte, c'est pour vous faire parvenir mon humble proposition. Mais tout d'abord, je veux me présenter : je suis Norma Traversini, Professeur d'Art Scénique, diplômée du Conservatoire National d'Art Dramatique, Professeur d'Expression Corporelle, de Dessin, de Gymnastique, de Danse Jazz et de Contrôle Mental, et actrice amateur. J'ai vingt-quatre ans et une longue expérience des planches, vu que j'ai commencé avant de savoir lire et écrire : à six ans, j'ai intégré le Corps de Ballet Enfantin Permanent du Théâtre Colon. J'ai assuré une activité pédagogique bénévole au Centre Culturel Robert Arlt, dépendant du Comité de Quartier n° 6 (Flores), et j'ai participé au Groupe de Théâtre Enfantin «Le Baladin». Je passe sur mes activités en centres aérés et en colonies de vacances. Je vous dirai, en revanche, qu'il est tout à fait possible, Cher voisin, Chère voisine, que vous m'ayez vue plus d'une fois dans le quartier, en train d'attendre le bus, d'aller à un cours ou d'en revenir, de faire du lèche-vitrine ou, tout simplement, de me promener avec des amies, de prendre le thé à la traditionnelle confiteria San José, en face de la place, ou, encore plus souvent, à l'inévitable Pumper Nie. Tout cela, me semble-t-il, est de nature à instaurer entre nous un lien personnel, quotidien, familier si l'on veut et par conséquent clair et affectueux. Si je prends l'initiative de me présenter et d'établir un fugace circuit de communication publique, c'est pour vous faire part de l'ouverture de mon propre espace d'enseignement. Cette entreprise est le fruit d'une longue réflexion ; je n'ignore pas les difficultés qui m'attendent, pas plus que je ne les sous-estime, mais je les affronte avec le désir de rendre à la communauté au moins une part de ce que j'ai reçu de mes maîtres. C'est avec leur encouragement, et avec celui de ma famille et de mes proches, que j'écarte les doutes que pourrait susciter en moi cette nouvelle étape de ma vie, et que j'inaugure un atelier... Mais cela, je vais l'écrire selon les normes du classique prospectus : Atelier Lady Barbie D'Expression Dramatique 288 avenue Colonel Esteban Bonorino, 2e étage, appartement n° 8 Renseignements et inscriptions : sur place ou par téléphone, au 630-9445 (de 19 h à 21 h)

Par larouge - Publié dans : A - B - Communauté : litteratures
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 18 avril 2009 6 18 /04 /Avr /2009 12:55
à propos de les larmes

Cet article se refere à la première edition de Les Larmes par Andre Dimanche
 
LITTERATURES

César Aira dans l'envers des larmes
 
ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 18.08.00

Deux romans pour découvrir un écrivain argentin encore peu connu en France, deux fables, picaresque ou philosophique, pour approcher le mystère de l'écriture à travers les questions de la douleur, de l'amour, de la virilité et de la beauté
« La perspicacité qui m'inspire partage mes espaces intérieurs avec la douleur, la fatigue, l'inutilité et la peur de la mort »
P lus de dix ans après la première parution française de deux de ses nombreux textes ( Les Brebis et La Robe Rose, chez Maurice Nadeau, 1988), César Aira reste très mal connu. Un texte publié aux éditions Arcane ( Nouvelles du petit Maroc), deux volumes accueillis chez Gallimard dans la « Nouvelle Croix du Sud » ( Canto castrato, 1992, et Ema, la captive, 1994) n'ont pas réellement levé l'anonymat sur un des écrivains argentins les plus prolixes et, à coup sûr, les plus imaginatifs. Quelques mois seulement après qu'a été soutenue, à Grenoble, la première thèse consacrée ici à cet écrivain, André Dimanche entreprend la publication intégrale de l'oeuvre récente d'Aira. Un pari louable et courageux malgré l'absence étrange de la moindre référence aux publications précédentes, comme si aucun des textes jusqu'alors proposés ne méritait la moindre mention.
Cependant, cette négligence pèse peu, au vu de la découverte qui attend le lecteur des Larmes et de La Guerre des gymnases. Deux textes dissemblables, mais complémentaires, qui approchent le profond mystère de l'écriture et du récit. Tous deux s'apparentent pourtant à la fable. Picaresque et délirante pour La Guerre des gymnases, plus philosophique pour Les Larmes, avec, par le prisme du fantastique, la même expression d'un manifeste poétique qu'Aira parviendrait enfin à livrer.
Est-ce lui qui parle derrière le narrateur des Larmes, achevé en 1990, alors qu'il vient d'atteindre la quarantaine ? « Je suis écrivain, poète, essayiste. A l'approche des quarante ans, ma carrière aboutissait à une impasse qui semblait définitive. Avec quatorze livres publiés, (...) je m'étais créé une solide réputation, dans des cercles restreints, qui s'amenuisaient encore au fil des jours. C'était comme la propagation des ondes d'une pierre qu'on lance dans un étang, mais à l'envers. Je finis par craindre, non sans raison, de voir les ondes, diminuant de rayon, franchir le seuil de leur transformation, et la pierre sauter hors de l'eau pour revenir dans ma main, où elle resterait comme un éternel objet de contemplation, vide de sens. »
Force est donc de réagir. Et le voilà qui pleure, pour la première fois depuis l'enfance, rattrapé par une tristesse qui le terrasse. Pour dépasser ce désarroi qui l'annihile, il retrace l'histoire de ses larmes, don perdu et soudain recouvré, alors que sa femme, Claudia, l'a quitté et qu'il tente de s'arracher à l'engourdissante paresse qui le cloue devant son téléviseur, l'emprisonne dans son appartement de Buenos Aires, où le temps joue au leurre de l'inversion. « C'est la dernière heure de l'après-midi, et il fait froid, évidemment. Les saisons, comme j'aurais pu m'y attendre, étaient inversées. A Buenos Aires, c'était le printemps, ici l'automne. Et en même temps, elles n'étaient pas inversées, parce que le printemps et l'automne sont la même chose, mais en sens inverse. Soudain, un rayon de soleil filtre entre les nuages, et les anges d'or se mettent à briller... »
L'ange capable de retourner le sort, c'est Tomàs, son fils. « Il est blond, mince, beau comme un ange, et il a les yeux grands ouverts. Je vois en eux toute la dimension de mon malheur, mais je la vois à l'envers, comme du bonheur. Ma désolation se révèle sans fondement, je reste sans arguments. (...) Je ne veux pas qu'il voie que j'ai pleuré. Il ne le verra pas. Il ne le saura jamais, parce que je ne le lui dirai pas. Et même s'il le découvre, il ne saura jamais pourquoi. Jamais ! Cette idée me produit un tel soulagement que, pour la première fois, mes larmes reculent, elles s'enroulent dans le secret qui les a fait naître, définitivement. » Le long monologue peut se clore sur cet apaisement, pourtant improbable. « La perspicacité qui m'inspire partage mes espaces intérieurs avec la douleur, la fatigue, l'inutilité et la peur de la mort. » Or les larmes, ici, naissent de la peur, et étudier leur lumière, leur source un temps tarie, jaillissement entravé par le poids de l'immuable, c'est mener un travail d'écriture, qu'Aira poursuit avec la désopilante Guerre des gymnases.
Jeune premier populaire des séries télé, Ferdie Calvino ne se voit vraiment que « nu, ou couvert de larmes ». Une double occasion des plus fréquentes, en fait, puisque, venu au gymnase Chin Fu pour se forger un corps capable d'inspirer « la peur chez les hommes et le désir chez les femmes », Ferdie va devenir l'enjeu d'un affrontement sans merci avec l'établissement concurrent, Hokkama. De cette « guerre à l'envers », puisqu'elle produit, en place de mutilés et de cadavres, « les plus beaux corps du monde », Aira fait une fable (mais qui coïncide avec la réalité d'une façon stupéfiante). Le gymnase, terrain d'affrontement, est aussi, paradoxalement, un terrain d'armistice, puisque les histoires s'y résolvent en « routine ». Ferdie « savait peu de choses de la vie mais suffisamment pour savoir combien il était incommode d'avoir à produire ses propres histoire s. Il fallait en permanence accoucher d'un style, d'une manière personnelle ». En s'attaquant aux taraudantes questions de l'amour, de la virilité, de la beauté, et donc de l'écriture, César Aira parvient à remporter son propre combat.

PHILIPPE-JEAN CATINCHI
© le monde

Par larouge - Publié dans : A - B - Communauté : litteratures
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 18 avril 2009 6 18 /04 /Avr /2009 13:00
Les larmes  
de César Aira (Auteur), Michel Lafon (Traduction)  
 
 
 
 
 
 
 
 
Poche: 88 pages
Editeur : Actes Sud (4 mai 2007)
Collection : Babel  
 
 

Le jour se lève, le ciel est encore gris, un homme est en larmes. Il n'a pas pleuré depuis son enfance et le voilà presque plus surpris qu'affecté. Pourquoi pleure-t-il donc ? S'en souvient-il seulement ? II se rappelle : sa femme l'a quitté... Le narrateur est poète, en panne d'inspiration, au tournant de son art sans doute. Cet épisode lacrymal éveille en lui le besoin de se raconter. Voici donc l'histoire d'un malheur ou d'un cauchemar - ou des deux à la fois. Car peu à peu un exubérant délire onirique contamine et nourrit le récit, abolissant les frontières entre réel et fantasme, au point que ce bref roman irrésistible de folie et de sagesse se lit comme un hommage aux vertus consolatrices de l'imagination et de l'écriture.  

Par larouge - Publié dans : A - B - Communauté : litteratures
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Recherche

Calendrier

Janvier 2012
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30 31          
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus